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Axes

Axe Performances et responsabilités

Depuis le contrat ANR portant sur le potentiel régulatoire de la RSE piloté par J. Brabet de 2006 à 2011, l’IRG mène   des   travaux   de   recherches   contribuant à l’émergence d’une conception renouvelée de la performance.  Il s’agit  d’identifier les conditions et contextes permettant l’émergence de nouveaux    compromis    entre    enjeux    économiques, sociaux    et    environnementaux    potentiellement contradictoires d’une part, et de repérer et analyser les organisations alternatives en mesure de porter de telles ambitions d’autre part.

Prolongeant ces ambitions, les travaux au cours de la période se structurent autour de trois dimensions principalement:

1/ La prise en compte de critères ESG (Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernance) par les investisseurs (SICAV ou OPVM), et leurs incidences sur l’évaluation des entreprises ou des nouveaux produits financiers comme les green bonds (i.  e., obligations environnementales).

2/ L’appropriation des discours et pratiques dites de développement durable par les distributeurs et les consommateurs   dans   le   domaine   alimentaire. 

3/ La mise en œuvre de stratégies RSE et de modes d’organisation adaptés à la réalisation d’objectifs à la fois économiques, environnementaux et sociaux.

Les projets de recherches s’inscrivant dans cet axe thématique se déclinent en sous-thèmes:

Responsable scientifique : Sylvie Chevrier (IRG / Univ. Gustave Eiffel)

Période : 2020-2021

Résumé
L‘intégration des personnes migrantes prend différentes formes selon les contextes nationaux. L’objectif de ce projet est de fédérer une équipe de chercheurs européens qui s’intéressent aux trajectoires d’intégration des personnes migrantes. La comparaison de cas entre pays permet de mettre en perspective les pratiques et les réussites selon les contextes économiques, sociaux, culturels et institutionnels. Les comparaisons se focalisent en particulier sur le rôle des organisations d’insertion et des entreprises dans les trajectoires. Les analyses de cas montrent en quoi ces organisations constituent des living labs de sociétés plus inclusives. En termes épistémologiques, le groupe de recherche rassemble des chercheurs inscrits dans des paradigmes différents (fonctionnalistes, interprétatifs et critiques). Cette diversité de l’équipe elle-même permet un regard pluriel sur la thématique de l’intégration des migrants.

Responsable scientifique : Marie-Laure Mourrue (IRG / UPEC)

Collaborateurs : Amina Djedidi (IRG / UPEC), Albert Da Silva Pires (IAE / UPEC), Christine Gonzales (Groupe INSEEC)

Période : 2020-2021

Résumé
Si favoriser une alimentation locale en ville apparait comme une évolution désirable aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les individus, elle peine cependant à se développer sous l’effet d’obstacles réels ou supposés. L’objectif de ce projet est d’établir un diagnostic des dispositifs d’offre alimentaire locale et de les mettre en regard des pratiques de consommation en vue d’identifier des leviers permettant de rendre l’alimentation locale une pratique inclusive en zone urbaine. Ce projet présente une double originalité ; d’abord théorique via la mobilisation de la théorie des pratiques qui renverse la perspective d’analyse en entrant par la pratique et sa propension à recruter de nouveaux adeptes plutôt que par l’individu qui s’engage dans une pratique ; ensuite méthodologique à travers l’usage de la méthode des itinéraires qui permet d’analyser les trajectoires de consommation des individus en intégrant les dimensions temporelle, spatiale et d’interactions sociales.

 

Axe Société de services et services à la société

Les recherches menées au sein de cet axe ont pour objectif d’étudier les incidences des caractéristiques des services en particulier la participation du client ou de l’usager à la production, au management et à l’innovation dans ses activités (Abramovici, Chevrier, et Jougleux, 2015). Ces travaux de recherche interrogent aujourd’hui tout particulièrement l’adaptation des services aux populations vulnérables (e.g., clientèles ou usagers pauvres, fragiles, ou encore très âgés), et l’incidence des transformations organisationnelles que ces adaptations impliquent sur les personnels eux-mêmes. Au cours de la période, les contributions sur cet axe se sont articulées autour de trois ensembles d'interrogation:

1/ La variété des formes de participation du client.

2/ La transformation des organisations visant à accompagner cette participation.

3/ L’incidence de ces transformations sur les personnels.

Les projets de recherches s’inscrivant dans cet axe thématique se déclinent en sous-thèmes:

Projet I-SITE "3ES" e, partenariat avec Eiffage - 2018-2021

La participation des habitants, des usagers et des riverains sont un enjeu de plus en plus important dans les projets d'aménagement durable. Cette dimension nécessite un renouvellement des pratiques en termes d'information, de sensibilisation, de concertation, de participation voire de co-construction du projet d'aménagement au regard des enjeux sociétaux (changement des comportements) et sociaux (inclusion).

Les sciences humaines, la littérature et les arts peuvent apporter des manières innovantes et créatives pour impliquer les acteurs politiques, économiques, culturels et citoyens liés au projet, les autres quartiers de la ville, les riverains et les futurs habitants du quartier.

Dans le cadre du projet ISITE-EIFFAGE, le groupe-projet va particulièrement étudier les nouveaux usages envisagés sur le projet (le tiers-lieu avec l'organisme "Le Grand Réservoir", la ferme urbaine, les services aux usagers), les outils de communication de la SEMOP et de partage des enjeux du projet (maison du projet) ainsi que les outils de marketing territorial dont l'histoire de l'aménagement de la commune.

Le travail se structure autour de 4 objectifs:

  • (Ré)inventer la ville par l'écriture littéraire
  • Recueillir et analyser des récits de femmes pour inventer de nouveaux services de mobilité
  • Positionner les riverains comme des individus acteurs - coconstruire la confiance institutionnelle
  • Bouleversement de l'espace de vie, impacts émotionnels et communications: donner du sens pour une co-conception avec les riverains de leur espace de vie

Responsables scientifiques : Jean-Paul Dumond (IRG) et Eric Hergon (EFS)

Résumé
Bien que l'hypothèse du don comme un langage ait été posée (Godbout, 1996 ; Pierre, 2010) et découle des travaux tant de l'anthropologie structurale que de la sémiologie, elle n'a jamais été approfondie à notre connaissance. Au regard des travaux actuels sur le don, notamment sociologiques, elle présente, cependant, deux avantages majeurs. Elle dégage, premièrement, l'interprétation du don de l'impasse de la gratuité. Elle permet, en second lieu, de mettre en lumière le message dont les dons sont le véhicule. L'objectif de la recherche est d'explorer les caractéristiques du don en tant que langage, à savoir :

  • le ou les messages que les dons expriment ;
  • les différences et similitudes entre le symbole qu'est le don et le signe linguistique ;
  • les règles qui organisent la " signifiance " du don et leur caractère éventuel de système, voire de structure

La méthode consiste à analyser les caractéristiques du don en tant que langage dans quatre situations différentes :

  • le don cérémonial entre amis ou collègues sous forme d'invitations et de présents ;
  • le don du sang où le message apparaît plus obscur, tandis que le processus de don, l'avant et l'après du don, apparaît hors de visibilité ;
  • le don y est, néanmoins, manifeste ; le don dans le travail ; le don y est discret, voire secret, parfois interdit quand il est synonyme de corruption ;
  • le don des enfants en bas-âge. N'utilisant pas la langue parlée, les enfants en bas-âge posent des problèmes d'investigation d'une autre ampleur, mais ils ouvrent sur la caractérisation éventuelle du don comme un proto-langage propre à l'espèce humaine.

Responsable scientifique : Florence Allard-Poesi (IRG / UPEC)

Collaborateurs : Lorenat Matos (Université Paris-Est Sup), M. Aubrat (Eiffage)

Résumé
Cette recherche s’inscrit dans le cadre du projet E3S regroupant un ensemble de recherches en sciences, ingénierie, sciences humaines et sociales autour de la construction de l’éco-quartier La Vallée à Chatenay-Malabry. Cet éco-quartier sera marqué par une forte présence de la nature (promenade plantée, jardins privatifs, ferme urbaine). L’objectif de l’atelier 2 (‘Bien-être’) est de construire un instrument de mesure du bien-être des résidents, et d’apprécier l’incidence de la nature sur ce bien-être. Le bien-être est entendu au sens de l’OMS, c’est-à-dire comme une notion complexe intégrant des dimensions psychologiques, physiques, mais également la perception que l’on a des ressources dont on dispose pour vivre et de l’environnement dans lequel on vit.

La recherche comprend ainsi deux étapes : 1. Modélisation de l’influence de la nature sur le bien-être et construction d’un questionnaire permettant de mesurer ces dimensions, 2. Administration du questionnaire auprès d’un échantillon représentatif de 2500 personnes de plus de 15 ans, résidant en zone urbaine, puis mise à l’épreuve de la modélisation proposée.  

 

Axe Innovations, transformations et résistances

Les travaux de recherche inscrits dans cet axe visent à comprendre les dynamiques de transformation à l’œuvre aux niveaux institutionnels, organisationnels ou encore individuels et les interrelations entre ces différentes dimensions en vue d’accompagner les organisations participant de ces transformations. Antérieurement marquées par des travaux sur la résistance des consommateurs et la transformation des marchés, les recherches menées s’articulent autour de trois ensembles de contributions intégrant de manière croissante les questions relatives aux incidences de l'introduction du numérique sur les compétences des acteurs, les modalités de prise de décision et le management ainsi que son enseignement.

Les projets de recherches s’inscrivant dans cet axe thématique se déclinent en sous-thèmes:

Responsables scientifiques : Amina Béji-Bécheur, Audrey Bonnemaizon

Collaborateurs : Emanuela Dalmasso Université Gustave Eiffel, Marine De Talancé Université Gustave Eiffel, Evelyne Lhoste Université Gustave Eiffel, Salomon Bernier Khedache Université Gustave Eiffel, Hajar El-Karmouni Université Paris-est Créteil, Marion Maignan Université Picardie Jules Verne, Gilles Hubert Université Gustave Eiffel, Katia Laffrechine Université Gustave Eiffel, Flavie Ferchaud Université Gustave Eiffel, Helene Beraud Université Gustave Eiffel, Asmae Diani Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès, Sabrina Nassih Université Sidi Mohamed Ben Abdellah-Fès, Olivier Cristofini Université Gustave Eiffel, Melika Ben Salem Université Gustave Eiffel, Alix Poels Université Paris-est Créteil, Ines Adouani Université Gustave Eiffel, Gilbert Kientega Université Gustave Eiffel, Lorreine Petters Université Grenobles Alpes, Arthur Bealleroux Paris Habitat, Hamed Haddouche Université Gustave Eiffel, Gabrielle Fontaine Université Gustave Eiffel, Julie Rousset Université Gustave Eiffel

Financement : Convention de reversement I-SITE Future

Période : 2020-2023

Présupposés du projet et question de recherche

Les organisations alternatives de la citoyenneté (OAC) résultent de démarches collectives ayant pour objectif de construire des solutions répondant aux problématiques de développement durable sur un territoire. Les OAC, en participant à différents domaines économiques (alimentation, énergie, transport, habitat, etc.), cherchent à transformer les modèles dominants pour engager les transitions écologiques, économiques et sociales en vue de répondre aux objectifs de développement durable.

Pour autant, les résultats de travaux mettent en évidence que la capacité transformative de ces initiatives citoyennes ne va pas de soi. Le projet Organisations Alternatives de la Citoyenneté – Nord & Sud vise donc à répondre à la question suivante :

À quelles conditions les OAC favorisent-elles l’appropriation des objectifs de développement durable et le pouvoir d’action des citoyens sur leurs territoires ?

Pour répondre à cette question, le Projet OAC N-S se donne pour ambition de faire dialoguer un ensemble de disciplines de sciences humaines et sociales (gestion, économie, sociologie, urbanisme, communication et science politique) pour étudier des OAC. L’analyse s’enrichira d’une démarche comparative de projets déployés en France, au Maroc et en Tunisie.

 

 

Responsables scientifiques : Isabelle Vandangeon-Derumez (IRG) et Sylvie Chevrier (IRG)

Résumé
Le projet de ce groupe thématique est d’appréhender l’impact des mutations actuelles (mondialisation, financiarisation, digitalisation, mais aussi développement de l’innovation, de la responsabilité sociétale des entreprises, de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et collaborative, etc.) sur l’apprentissage et la formation au management. En effet, ces mutations sont à l’origine du développement de nouvelles pratiques gestionnaires (stratégiques, managériales, nouvelles formes organisationnelles, etc.) qui transforment le fonctionnement des organisations. Il nous revient alors, en tant qu’enseignant-chercheur, d’analyser et de questionner ces nouvelles pratiques et leur enseignement au sein des institutions (universités, écoles, notamment).

Ce questionnement porte sur 3 axes :

- Le premier, s’intéresse aux connaissances sur l’apprentissage et l’enseignement du management aujourd’hui pour encourager la réflexivité et la créativité dans les organisations afin d’être en mesure de répondre aux nouveaux enjeux économiques, environnementaux et sociétaux ;

- Le deuxième vise à proposer des outils ou méthodes pédagogiques s’inspirant de diverses champs théoriques (la gestion, la ludo pédagogie, les Art-based methods, les neurosciences, la psychologie, l’histoire, etc.) et des supports de l’apprentissage (numérique, expérience, fiction, etc.), pour favoriser la réflexivité et la créativité des apprenants tout au long de la vie ;


- Le troisième propose de questionner le positionnement et le rôle des institutions (université, écoles, mais aussi organisations au sens large à savoir entreprises, espaces de co-working, fablab, musées, villes, etc.) comme
« lieux » de création, d’apprentissage et de transferts de connaissances.

Responsables scientifiques : Mathias Béjean (IRG) et CIME Nanotech (Université Joseph Fourier, Grenoble)

Partenaires :

L’école de design ENSCI-Les Ateliers (Paris),
Le Laboratoire de Physique des Solides (Université Paris Sud, CNRS, Orsay),
Le CoDesign-Lab (Télécom ParisTech),
L'Institut de Recherche en Gestion (Université Paris-Est Créteil).

Résumé
L'ANR DeSciTech explore depuis 2015 comment une alliance entre Sciences et Design peut ouvrir de nouvelles voies pour la formulation et l’appropriation des savoirs scientifiques par les différents acteurs de la société. Pour cela, le projet est organisé sur l’articulation de disciplines de la conception (design et ingénierie), des sciences dures (physique), des sciences humaines et sociales, dont les sciences de gestion et les sciences de l’information et de la communication. https://descitech.hypotheses.org/

Responsables scientifiques : Cathy Krohmer, LEST, CNRS délégation Provence et Corse et Justine Arnoud (IRG), Johanna Habib (IRG) et Isabelle Vandangeon-Derumez (IRG).

Résumé
KETORC questionne directement les liens, et leur évolution dans le temps, entre les dispositifs gestionnaires (organisation du travail et GRH) et les compétences développées par les salariés dans les organisations de hautes technologies concevant et/ou fabricant des Key Enabling Technologies (KETs). Suivez l’actualité du projet sur le site
https://ketorc.hypotheses.org/

Responsable scientifique : Faten Ben Slimane (IRG/Univ. Gustave Eiffel)

Collaborateur : Université d'Ottawa

Période : 2021-2022

Résumé
Les Fintechs se sont développées rapidement depuis quelques années. Leur objectif affiché est de rendre la finance plus simple et plus accessible, en proposant des services de meilleure qualité et moins coûteux. Ces start-ups financières ont révolutionné l’industrie financière et ont poussé les institutions dites traditionnelles à revoir leurs modèles économiques. Elles sont ainsi de plus en plus challengées par ces nouvelles structures. Même si ce phénomène se ressent pour le moment en Amérique du Nord, suivi par la Grande-Bretagne, il commence à prendre progressivement de l’ampleur  en France.

Il existe actuellement un faible nombre de travaux de recherche portant sur leur évolution, leur impact sur l’écosystème financier et sur les modèles économiques des institutions financières traditionnelles. D’autres questions émergent aussi et qui sont liées à leur contribution à rendre la finance plus inclusive, plus sociale et responsable.

Wadid Lamine pilote actuellement un projet de recherche sur ces thématiques. Ce projet regroupe d’autres enseignants-chercheurs de Telfer Business School ainsi qu’un stagiaire qui vient d’être recruté pour les aider à collecter les données. Il s’agit de sujets qui sont en lien étroit avec mes projets de recherche en cours et j’aimerais beaucoup y participer.  L’objectif serait de m’associer à eux pour établir, à terme,  une collaboration (co-écriture d’articles de recherche et co-organisation d’une journée de recherche autour de ces thématiques).

Si cela se concrétise, l’impact éventuel serait :

- Une meilleure visibilité de l’IRG et à plus grande échelle de l’Université UGE (par la publication d’articles et l’organisation d’une journée de recherche) ;

-  D’offrir aux chercheurs de l’IRG l’opportunité de présenter leurs travaux et d’en échanger avec des collègues internationaux. Cela pourrait donner lieu à d’autres collaborations  futures ;

-  De renforcer les échanges entre l’IRG et le laboratoire de recherche de Telfer Business School (Université d’Ottawa) ;

 -De favoriser dans le futur les échanges avec l’Université d’Ottawa. En effet, en discutant avec Wadid Lamine, il m’a fait part de la volonté de son institution de consolider sa relation avec des établissements francophones. Il existe ainsi une opportunité pour l’UGE de renforcer sa politique d’internationalisation.

Responsable scientifique : Hajar El Karmouni (IRG / UPEC)

Période : 2020-2022
Financeur : ADEME à travers le dispositif CO3
Co-portage : Marion Maignan (Université Jules Verne Picardie)

Résumé
Par sa dimension à la fois quotidienne et systémique, l’alimentation se situe à la croisée des choix individuels, politiques et sociétaux, impliquant des acteurs multiples. Deux tendances sociétales se dessinent aujourd’hui face au défi d’une alimentation saine, durable et accessible à tous : d’une part, le développement de nombreuses initiatives relevant de systèmes alimentaires alternatifs (Amaps, circuits-courts, coopératives de consommation, etc.) ; d’autre part, une augmentation du nombre de personnes en situation de précarité alimentaire, associée à des préoccupations croissantes de santé publique (obésité, maladies cardio-vasculaires, dénutrition).

Cette double tendance a été accentuée par la récente crise sanitaire. La question alimentaire s’est, en effet, posée de manière urgente pour une part de la population et a donné lieu à des réponses multiples sur le territoire montreuillois, portées par des réseaux associatifs préexistants, les pouvoirs publics, ou donnant lieu à de nouvelles solidarités.

Ce projet de recherche participative vise à réunir les acteurs Montreuillois aux prises avec les enjeux d’accès à l’alimentation durable. Notre question de départ est la suivante :

Quelles sont les enjeux et initiatives  existants pour concilier accessibilité et durabilité en matière d’alimentation, sur le territoire Montreuillois ?

Cette problématique de départ est issue d’entretiens exploratoires avec les acteurs du territoire (12 entretiens avec des pouvoirs publics et acteurs de l’ESS) et de l’observation d’évènements citoyens en faveur d’une transition alimentaire. Cette première approche du terrain fait ressortir une pluralité de discours autour de l’alimentation et des approches multiples et parfois contradictoires de l’alimentation « durable », ainsi qu’un besoin partagé de mieux appréhender les savoirs et connaissances des habitants du territoire en matière alimentaire. Aussi, le projet de recherche COPALIM explore les enjeux et initiatives en faveur d’une offre alimentaire durable sur le territoire Montreuillois, et se concentre sur les tensions et possibilités d’articulation entre accessibilité et durabilité.

Le projet COPALIM  s’inscrit dans une démarche de recherche participative et réunit des acteurs du monde de la recherche (Université Paris Est Créteil, Université Picardie Jules Verne), un acteur public (mairie de Montreuil) et des acteurs associatifs .  Il est porté par Marion Maignan et Hajar El Karmouni, profite d’un financement de l’ADEME à travers le dispositif CO3 et se déroulera de septembre 2020 à Mars 2022.

Responsable scientifique : Rebecca Dickason

Collaborateurs : Anne-Claire Chêne (post-doctorante IRG / Univ. Gustave Eiffel), Rémi Bourguignon (IRG / UPEC), Claire Edey Gamassou (IRG / UPEC), Nathalie Jeannerod-Dumouchel (IRG / Univ. Gustave Eiffel)

Période : 2021-2023

Résumé
Financé par la Région Île-de-France (1 M€, également partenaire), avec l'Université Gustave Eiffel en chef de file, et en partenariat avec 7 autres laboratoires de l'Université Gustave Eiffel (COSYS, ERUDITE, ESYCOM, GRETTIA, LIGM,  LVMT,  SPLOTT), des entreprises et institutions franciliennes (AMRF, Aneo, Brie’nov, CCI Paris IdF, Eiffage,Geotwin,  Maplab, PCA Stream, Steelcase, Vedecom...) et la société MATRICE.

Le Smart Lab LABILITY est un laboratoire éphémère interdisciplinaire d'innovation qui vise à soutenir la résilience du territoire suite à la crise sanitaire. Il rassemble neuf jeunes chercheurs associés à huit laboratoires (en économie, gestion, sociologie, aménagement du territoire, mathématiques appliquées et recherche opérationnelle...). Ce dispositif unique en son genre porte un programme innovant pour aider les acteurs régionaux, publics comme privés, à comprendre les défis liés à la mise en œuvre de nouvelles modalités de gestion de l’espace et de la distance spatiale et sociale dans les entreprises et les réseaux de transport et identifier des solutions innovantes.

Deux axes de recherche sont étudiés : (1) Les risques et opportunités liés au développement du télétravail (2) Les modalités d'une gestion résiliente des réseaux de transport. Les projets de recherche portent notamment sur l'accès à l'emploi, les stratégies immobilières de bureaux, l'usage des réseaux de transport, la reconfiguration du transport de marchandise ou le rôle des transports dans la propagation de l’épidémie.

L'opération de recherche (avec contrat post-doctoral) portée par l'IRG, au sein de LABILITY, s'intitule "la résilience organisationnelle au prisme de la déspatialisation". Il s'agit (1) d'identifier les impacts que la distance physique et la distance sociale liées à la situation sanitaire ont, à la fois sur les individus (facteurs psychosociaux de risque, troubles psychiques, relationnels, émotionnels) et sur les organisations (aux niveaux managérial, stratégique, culturel, structurel, à court et plus long terme) (2) de comprendre comment les organisations font face pour résister, s'adapter aux nouveaux enjeux et continuer d'agir collectivement et quels nouveaux enjeux ces stratégies génèrent (3) de proposer des recommandations pour organiser de façon résiliente l'action collective en prenant en compte la santé des salariés, le maintien du lien social et les autres enjeux liés au travail, dans un contexte général de déspatialisation qui se décline de façon propre à chaque organisation.

Responsable scientifique : Mathias Béjean

Collaborateurs : Sylvie Thoron, Pierre Valarcher

Financement : Université Paris-Est Créteil (BQ-ER)

Période : 2020-2021

Résumé
Le projet AlgoPo relie formation et recherche à travers la création d’un « living lab » sur les thématiques du numérique et des algorithmes dans la décision publique et la délibération citoyenne. Il fonctionnera selon des principes de recherche-action impli-quant la participation de trois catégories d’acteurs : les acteurs publics (élus et fonc-tionnaires) et du numérique (entreprises privées, associations…), les citoyens et les enseignants-chercheurs de l’UPEC.
AlgoPo s’inscrit dans les axes stratégiques « Numérique, Sciences et Pratiques » et « Transformations, Inégalités, Résistances ». Les premières manifestations publiques d’AlgoPo auront lieu début 2021 sur les sites de l’IUT et de l’École internationale d’études politiques à Fontainebleau. Une des premières activités de formation d’Algo-Po sera le montage d’un DU d’Aide à la Décision des Organisations Publiques Territo-riales à l’Ere du numérique.
L'IRG est l'un des trois laboratoires porteurs de ce projet avec le LIPHA et le LACL.

Responsable scientifique : Mathias Béjean

Collaborateurs : Jean-Paul Dumond 1 doctorant(e) collaborateurs d'autres institutions Forum LLSA : Denis Abraham, Robert Picard, Pierre-Yves Traynard, David Servais, Julien Lambert, Arthur Trognon, Michaël Harbouche. INSERM : Lionel Pazart, Thomas Lihoreau, Sylvia Pelayo Altran : Gabrièle Bréda, Yasmine Saleh, Malika ali, Clément Bataille

Financement : PRCE-ANR (Contrat de subvention établissements publics)

Période : 2021-2024

Résumé
L’écosystème français des Medtech, complexe et éclaté, fait de la collaboration une nécessité. Mais les modèles collaboratifs actuels sont encore insuffisamment structurés et faiblement inclusifs, en particulier pour les patients. Dans ce contexte, le projet ANR DYNSANTE vise à analyser une initiative française nationale, impulsée depuis 3 ans par des acteurs de l’innovation technologique et sociale dans les Medtech. Autour du Forum des Living Labs en Santé et Autonomie, cette initiative rassemble un nombre croissant d’acteurs publics et privés en vue d’une amélioration de la désirabilité, viabi-lité et accessibilité des innovations. Elle développe une nouvelle approche d’innova-tion, multidimensionnelle et inclusive. L’objectif de DYNSANTE est d’analyser cette initiative à partir de plusieurs sites expérimentaux pour identifier, évaluer et diffuser de nouveaux modèles d’innovation sociale et inclusive, adaptés aux écosystèmes com-plexes et éclatés tels celui des Medtech en France.

Projets terminés

Axe Performances et responsabilités

Souad Lajili-Jarjir (IRG), Aya Nasreddine (CEROS), Marc Desban (IRG) et Martin Lebelle (IRG)

Dans le cadre de ce projet de recherche, un intérêt particulier est porté à la notation extra-financière des entreprises et à l’Investissement Socialement Responsable (ISR). De nombreux investisseurs cherchent en effet à optimiser leurs choix d’investissement non plus uniquement sur la base de critères financiers, mais en y intégrant des préoccupations sociales, éthiques et environnementales. Au regard de ce contexte évolutif, l’objectif du premier volet de ce projet est d’identifier un (des) modèle(s) d’évaluation le(s) plus pertinent(s) pour les actions avec et  sans notation extra-financière sur les marchés financiers. Par ailleurs, l’engagement croissant sur ces problématiques des politiques nationales et supranationales a fait évoluer les réglementations imposées aux entreprises (en terme de reporting sur leur considération des critères Environnementaux, Sociaux, et de bonne Gouvernance, ou ESG, dans leurs pratiques) et aux gestionnaires d’actifs (à travers l’article 173 de la loi sur la Transition Energétique pour la Croissance Verte et les Accords de Paris sur le Climat signés lors de la COP21). L’orientation des capitaux vers des secteurs responsables, d’un point de vue environnemental et social, a permis l'apparition de nouveaux instruments financiers comme les obligations environnementales ou « Green Bonds ». Le deuxième volet de ce projet, mené  en collaboration avec Amundi Asset Managment, vise à analyser et comprendre ce produit financier complexe et innovant. 

Lien vers l'article de Souad Lajili Jarjir paru dans the Conversation : Les marchés financiers restent réservés face aux émissions d’obligations vertes

Lajili Jarjir S. et Boubaker S. Les politiques de bien-être des salariés se diffusent dans les entreprises par effet mimétique, The Conversation, 11 avril : https://theconversation.com/les-politiques-de-bien-etre-des-salaries-se-diffusent-dans-les-entreprises-par-effet-mimetique-158535

Valérie Pallas (IRG) et Evelyne Rousselet (IRG)

Ce groupe de recherche thématique est focalisé sur le management responsable des banques.  Les banques ont connu des transformations majeures depuis le milieu des années 1980 sous l’impact de l’évolution de leur environnement externe : dérèglementation, globalisation de l’économie, nouvelles technologies. A cette période intense en changement, a succédé une période de crise financière puis de crises économique et de réputation qui placent les banques face à de multiples questions concernant leur gouvernance, l’évolution de leur modèle, leurs liens avec l’Etat ou leur légitimité au sein de la société. Ce groupe de recherche pluridisciplinaire étudie les tensions et les responsabilités liées au management de l’entreprise bancaire dans ce contexte. Ces tensions et responsabilités sont interrogées à travers les relations que la banque entretient avec ses différentes parties prenantes : les actionnaires, les sociétaires des banques coopératives, les clients, les salariés, les concurrents directs ou indirects comme les plateformes de financement participatif, ou encore les acteurs de la société civile comme les institutions de micro-finance.

Amina Béji-Bécheur et Bénédicte Vidaillet, en partenariat avec le LISIS (Evelyne Lhoste)

Les organisations alternatives ont pour ambition de produire de nouvelles manières de penser les rapports sociaux à la fois de travail, de consommation, de financement, de rétribution et d’échange.

Y contribuent-elles ? Peut-on identifier de nouveaux savoirs issus de ces organisations ? Quel est le potentiel transformateur de la société porté par ces OA ?

Il s’agit dans ce groupe de recherche d'aborder ces questions, à travers l'étude de nombreux cas, étudiés dans une éthique de recherche permettant d'identifier les conditions de réalisation et de développement de telles organisations, ainsi que les limites et les contradictions dont elles peuvent être porteuses.

A cette fin, le groupe s'appuiera particulièrement sur le sens donné par les acteurs de ces organisations et la connaissance qu’ils produisent et diffusent. En effet, il est notable que certains de ces acteurs sont très actifs pour réfléchir, théoriser et mettre en commun leur expérience au fur et à mesure qu’ils la vivent. Un travail de recherche sur ces OA appelle donc des formes de recherche allant bien au-delà d’une position d’observation ou de surplomb et permettant de s’intégrer aux collectifs et au travail de conceptualisation et de production de connaissances qu’ils entreprennent.

Cette thématique s'inscrit dans la suite des projets PICRI PAP-SCIC ( https://gess.ac/)
et se poursuit dans un nouveau projet ESADICAS (étude socioanthropologique des dispositifs collectifs d'acculturation à la sobriété) financé par l'ADEME. Pour plus d'informations sur le projet ESADICAS: https://esadicas.hypotheses.org/

Arnaud Thauvron (IRG), Pierre Astolfi (IRG), Sylvie Lecarpentier-Moyal (EURIDTE) et Jacques Printemps (LAMA)

Le taux d’actualisation est un concept au cœur de la finance et de la comptabilité. En permettant de convertir une somme future en une valeur actuelle, il est au centre des démarches d’évaluation. L’évolution, ces dernières années, des taux d’intérêt remet en question de nombreuses certitudes. La définition, l’estimation, et l’utilisation des taux d’actualisation par les professionnels méritent ainsi d’être interrogées.

Dans le cadre de ce projet, financé par de l’Autorité des Normes Comptables (ANC), nous souhaitons nous concentrer sur l’estimation de ces taux, en mobilisant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en finance, économie et mathématiques.

Axe Société de services et services à la société

PROJET TRANSISANTE [2016-]

Projet lauréat d'un financement UPE-CNRS de 30 000 euros

Équipe de recherche: Abdelmajid Amine, Audrey Bonnemaizon, Margaret Josion-Portail (IRG, EA 2354) en collaboration avec le laboratoire CEpiA (Clinical Epidemiology and Ageing) - Institut Mondor de Recherche Biomédicale (EA 7376).

Le projet, débuté en 2016, étudie la relation de service et les transitions des patients âgés de 75 ans et plus entre domicile et courts séjours hospitaliers. La prise en charge des patients âgés constitue un enjeu majeur pour les pouvoirs publics tant en raison du vieillissement de la population que des problématiques sociétales, économiques et de santé publique que ce phénomène génère. Cette recherche mobilise une approche quasi-ethnographique qui combine des entretiens semi-directifs avec les professionnels de santé et les patients et des observations en milieu hospitalier pour étudier la relation de service de soin.

La collecte des données est achevée et la valorisation de la recherche auprès de la communauté scientifique et des acteurs du monde socio-économique, initiée en 2017, est en cours.

Articles dans des revues à comité de lecture

  • Amine, A., Bonnemaizon, A et Josion-Portail, M. (à paraitre), The effects of carers’s healthcare practices on the categorization of elderly patient as vulnerable, Journal of Services Marketing.
  • Bonnemaizon, A., Amine, A. et Josion-Portail, M. (2020), La participation des patients âgés à la relation de soins en question(s)! Une recherche dans un service hospitalier de gériatrie, Revue Française de Gestion, 2020/5 290, pp.107-127.
  • Josion-Portail, M., Amine A. et Bonnemaizon, A. (2020), Quand le temps des soignants rencontre les temporalités des personnes âgées vulnérables, Carnets de la Consommation, volume 3 Consommation & Handicap.

Communications dans des congrès académiques

  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2018), Comment faire participer les patients âgés à la relation de soins? Une exploration des pratiques d’intégration de ressources dans un service de gériatrie hospitalier, 5ième Journée Internationale du Marketing Santé, session work in progress, Lille, France.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2018), L’organisation hospitalière à l’épreuve du temps du patient âgé : dyschronies des temporalités soignant-patient dans la relation de soins, Colloque pluridisciplinaire « Les dimensions du temps dans le développement des hommes et des organisations » du Laboratoire d’Economie et de Gestion de l’Ouest (LEGO), Brest, France.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2017), Tailoring Elderly Patients’ Identities through Healthcare Service Relationships: Toward a Guardian Conception of Vulnerable Publics’ Identities, Advances in Consumer Research Volume 45, eds. Ayelet Gneezy, Vladas Griskevicius, and Patti Williams, Duluth, MN : Association for Consumer Research. Actes du Congrès mondial de l’Association for Consumer Research, San Diego, USA.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2017), Tensions entre normes professionnelles et personnelles des personnels soignants : Histoire d'une résistance ordinaire dans la relation de service aux patients âgés, 33ième Congrès International de l'Association Française du Marketing, Tours, France.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2017), Des représentations des patients âgés aux pratiques de gestion des soins : Vers une opportunité de co-production soignant-soigné, session spéciale « Vulnérabilités au prisme des représentations et des pratiques des organisations marchandes et non marchandes »,33ième Congrès International de l'Association Française du Marketing, Tours, France.

Journées de recherche et conférences sur invitation

  • Amine A., Bonnemaizon, A. et Josion-Portail M. (2020), La participation des patients âgés à la relation de soins en question(s) ! Investigation dans un service hospitalier de gériatrie, réunion de Laboratoire Université de Lille 2 Skema Management Research Center, Lille, France.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2018), La Service Dominant Logic (SDL) à l’épreuve de la relation de service aux consommateurs vulnérables : le cas de la relation de soins aux patients très âgés dans un service de gériatrie, workshop de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, Paris, France.
  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2017), Discours et pratiques de prise en charge du patient âgé par le personnel soignant en milieu hospitalier : De la gestion des tensions à la nécessité de (re)configurer les représentations du patient âgé, Journée de Recherche Santé, Ville et Management de l’Institut de Recherche en Gestion, Champs sur Marne, France.

Dialogue avec les acteurs du monde socio-économique

  • Amine A., Bonnemaizon A. et Josion-Portail M. (2020), Nos représentations des patients âgés et la (co) production de soins, Conférence de l’Observatoire de la Silver Economie en partenariat avec l’Observatoire des Emplois de la Famille (FEPEM) et la Chaire Gestion des Services de Santé (CNAM) (avec Sébastien Podevyn, Directeur général de France Silver Eco ; Johan Girard, Délégué national personnes âgées et domicile, Croix-Rouge française ; Abdia Touahria-Gaillard, Responsable de la recherche et des partenaires scientifiques à l'Observatoire des emplois de la famille (FEPEM), Paris.

Jean-Paul Dumond (IRG) et Eric Hergon (EFS)

Bien que l'hypothèse du don comme un langage ait été posée (Godbout, 1996 ; Pierre, 2010) et découle des travaux tant de l'anthropologie structurale que de la sémiologie, elle n'a jamais été approfondie à notre connaissance. Au regard des travaux actuels sur le don, notamment sociologiques, elle présente, cependant, deux avantages majeurs. Elle dégage, premièrement, l'interprétation du don de l'impasse de la gratuité. Elle permet, en second lieu, de mettre en lumière le message dont les dons sont le véhicule. L'objectif de la recherche est d'explorer les caractéristiques du don en tant que langage, à savoir :

  • le ou les messages que les dons expriment ;
  • les différences et similitudes entre le symbole qu'est le don et le signe linguistique ;
  • les règles qui organisent la " signifiance " du don et leur caractère éventuel de système, voire de structure

La méthode consiste à analyser les caractéristiques du don en tant que langage dans quatre situations différentes :

  • le don cérémonial entre amis ou collègues sous forme d'invitations et de présents ;
  • le don du sang où le message apparaît plus obscur, tandis que le processus de don, l'avant et l'après du don, apparaît hors de visibilité ;
  • le don y est, néanmoins, manifeste ; le don dans le travail ; le don y est discret, voire secret, parfois interdit quand il est synonyme de corruption ;
  • le don des enfants en bas-âge. N'utilisant pas la langue parlée, les enfants en bas-âge posent des problèmes d'investigation d'une autre ampleur, mais ils ouvrent sur la caractérisation éventuelle du don comme un proto-langage propre à l'espèce humaine.

Axe Innovations, transformations et résistances

Mathias Béjean (IRG) et CIME Nanotech (Université Joseph Fourier, Grenoble)

Partenaires :

- l’école de design ENSCI-Les Ateliers (Paris),
- le Laboratoire de Physique des Solides (Université Paris Sud, CNRS, Orsay),
- le CoDesign-Lab (Télécom ParisTech),
- l'Institut de Recherche en Gestion (Université Paris-Est Créteil).

L'ANR DeSciTech explore depuis 2015 comment une alliance entre Sciences et Design peut ouvrir de nouvelles voies pour la formulation et l’appropriation des savoirs scientifiques par les différents acteurs de la société. Pour cela, le projet est organisé sur l’articulation de disciplines de la conception (design et ingénierie), des sciences dures (physique), des sciences humaines et sociales, dont les sciences de gestion et les sciences de l’information et de la communication. https://descitech.hypotheses.org/