Celim Boumedine
Résumé du projet de thèse :
Cette thèse se propose d’analyser les tensions entre logiques de connaissance et logiques d’innovation au sein des écosystèmes universitaires.
Depuis plusieurs décennies, les politiques publiques incitent les universités à renforcer leurs activités de soutien à l’innovation, tant à l’échelle locale que nationale. Ces orientations ont conduit les établissements à s’engager davantage dans les processus de création de valeur et de transfert de connaissances, notamment par le biais de la recherche. Cependant, la multiplication des partenariats avec l’industrie, les institutions publiques et la société civile place désormais les universités dans une position complexe : les connaissances qu’elles produisent doivent à la fois contribuer à l’avancement de la science (logique de connaissance) et soutenir la transformation économique et sociétale (logique d’innovation)
La coexistence de ces deux finalités peut toutefois engendrer des tensions : privilégier l’innovation peut limiter la recherche fondamentale, tandis que se concentrer sur les avancées scientifiques risque de réduire l’appui à l’innovation. Plusieurs chercheurs ont cherché à dépasser ce dilemme en explorant les formes d’hybridation entre ces logiques. Néanmoins, peu d’études adoptent le point de vue des universités elles-mêmes, particulièrement à l’échelle écosystémique.
L’objectif de cette thèse est donc d’examiner les modalités d’hybridation des universités, à la fois sur le plan organisationnel et inter-organisationnel, à partir d’une étude de cas approfondie de l’Université Paris-Est Créteil (UPEC).
Direction de thèse : Mathias BEJEAN - PR - HDR
Codirecteur de thèse : Olivier JOFFRE - MCF - HDR
Début de la thèse : 01 novembre 2025